Un village des autochtones dans la misère et la pauvreté en province Mwaro

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A l’occasion de la journée internationale dédiée à la population autochtone célébrée le 9 oaût de chaque année, le constat est amer dans le village de Gihinga en commune Kayokwe. Ce dernier existe depuis plus de 15ans et compte 101 ménages avec plus de 220 jeunes enfants. Ils n’ont pas de terres pour cultiver car la parcelles la plus grande est de 20m sur 40m. Quand un fils prend femme, il n’a pas où s’installer et cultiver.

Le gouvernement leur avait promis des tôles mais n’a pas tenu à sa promesse. Au moins 30 maisons ont été construites mais sont couvertes de pailles. La famine sévit dans ce village et des enfants abandonnent l’école qui se trouve à environ 5km, car ils n’ont rien à manger au retour des classes. Leurs mères se réveillent très tôt le matin pour aller ramasser des restes de charbons sur différentes collines environnantes. Vers 10heures,lors de notre passage, aucun menage n’avait allumer le feu, un signe que le repas de midi est inexistant.

Certaines femmes vendent aux éleveurs, les herbes servant de la litière du bétail .Mais les propriétaires de ces terres leur empêchent de couper ces herbes dans leurs domaines. L’argile n’est plus trouvable. Ceux qui ont des marais leur refusent l’accès car ils les exploitent et y tirent l’argile pour les briques cuites.

Quand ces autochtones parviennent à trouver un peu d’argile, la fabrication d’un pot dure 3 jours( y compris le séchage) et il se vend entre 250 et 300FBu. Une maigre somme qui ne sert à presque rien car un kilo de haricot coûte 1400FBu, celui des grains de maïs se vend à également 1400FBu pendant que le kg de farine de maïs est à 1600FBu. Quand on arrive dans ce village, on est frappé par une grave misère vu l’état dans lequel se trouvent les habitants et l’habitat!

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