Des contradictions dans la gestion de la pendemie du COVID-19 au Burundi

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Au moment où la plupart des pays du monde ont directement réagi en prenant des mesures sérieuses de lutte contre la pandémie du COVID-19, le régime burundais a négligé la crise sanitaire mondiale. Le gouvernement de Pierre Nkurunziza était préoccupé par les élections de mai 2020. Nkurunziza a banalisé la pandémie au point de déclarer que le Burundi était placé sous protection de la « grâce divine ». Il a constamment dénigré les mesures barrières dont la
distanciation sociale et le port de masques. Tout cela était au moment où plusieurs pays du monde, y compris ceux de la région, avaient décidé le confinement. Lors de la célébration de la fête du travail et des travailleurs le 1er mai 2020, le Président Pierre Nkurunziza dans son discours a sous-estimé et méprisé les mesures de port de masques et de distanciation sociale :
« Nous sommes ici rassemblés, qu’est-ce que ça nous fait ? Voilà j’embrasse ma fille ? Est-ce qu’il y un problème ? Est-ce que nous portons de ridicules masques « Agahomeramunwa » ? », avait-il déclaré, serrant dans ses bras sa fille, à qu’il allait offrir un prix comme un de meilleurs
travailleurs de l’année à son domicile.
Pourtant, le pays faisait face à la pandémie du COVID-19 depuis mars 2020 mais les autorités burundaises faisaient tout pour camoufler la situation en empêchant le personnel soignant de ne rien déclarer sur des cas qui se multipliaient du jour au lendemain. Le gouvernement avait même
menacé les écoles belges et françaises au Burundi, et des hôpitaux qui tentaient de prendre des mesures de prévention.
L’Institut National de Santé Publique, le seul autorisé à prendre en charge le service de dépistage de la maladie, refusait de suivre les cas qui présentaient des signes et d’en faire l’état de la situation.

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