Burundi: Atrocités et violations des droits humains : la milice Imbonerakure persiste dans le crime.

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Le peuple burundais vit actuellement dans une situation de calvaire et de peur panique, sous un régime politique qui ne se préoccupe guerre du bien public. Les jeunes miliciens Imbonerakure du parti au pouvoir, armés jusqu’aux dents, ont désormais le droit de vie et de mort sur tous les citoyens burundais. Ils sont au-dessus de la loi burundaise et commettent des crimes sans être inquiétés. Les autorités à la base, les postes de police et de l’armée assistent impuissants et sont même contraints de suivre les ordres des chefs de la milice, pour ne pas connaître des ennuis avec le régime de Pierre Nkurunziza. Ils tuent, violent, arrêtent des citoyens qu’ils torturent avant de les livrer à la police, terrorisent et organisent la collecte d’argent qu’ils partagent pour se payer les services rendus à leur parti, le CNDD-FDD. Ce rapport de FORSC relève différents crimes commis par la milice Imbonerakure pendant le mois de juillet 2017. Le régime de Pierre Nkurunziza organise des séances de sensibilisation à la violence pour rendre cette milice plus active et plus virulente. Ainsi, des assassinats ont été commis et continuent d’être commis, dans un contexte où les Imbonerakure contrôlent tout et organisent des rondes nocturnes partout dans le pays

Dans tout le pays, les effectifs des violences contre les femmes et les filles de l’opposition gonflent étant donné que l’objectif est de les engrosser afin qu’elles mettent au monde des enfants Imbonerakure, comme ces derniers le chantent sans vergogne. A titre d’illustrations, nous relevons 6 cas dont un cas de tentative de viol en province Bujumbura et un autre d’une femme d’un militaire en mission de maintien de la paix en Somalie, engrossée et qui a déjà mis au monde un enfant issu de ce viol en province Kirundo. Lors des séances de démonstration de la force, la milice Imbonerakure n’hésite pas à scander des slogans de haine, de menace de morts et d’intimidation en violation flagrante de la loi burundaise qui n’est plus une garantie de protection de la population burundaise contre sa grande souffrance. Le régime du Président Pierre Nkurunziza s’adonne à l’ethnicisation de la société burundaise comme stratégie de son maintien éternel au pouvoir. Ayant constaté que ses opposants politiques sont en majorité de la composante sociale hutu, le régime s’active à trouver une stratégie de rassemblement des Hutu pour une même cause : « la guerre contre les Tutsi et le pouvoir tutsi du Rwanda voisin. »

Ces derniers temps, le régime burundais envoie des émissaires dans les camps des réfugiés en Tanzanie, et utilise des messages sur les réseaux sociaux dans les camps de réfugiés où ces émissaires n’arrivent pas, pour demander aux membres de la composante sociale hutue en exil de rentrer. Des sources provenant du camp de réfugiés de Nduta en République Unie de Tanzanie nous font écho d’une visite faite par un Imbonerakure en provenance de la province Ruyigi pour rassurer les réfugiés hutu de rentrer au pays pour aider le régime à anéantir le « mal Tutsi ».

Au deuxième chapitre du rapport, nous relevons d’autres cas de violations des droits de l’homme et de mauvaise gouvernance enregistrés pendant cette période du rapport. Il s’agit notamment des traitements inhumains et dégradants réservés aux personnes qui rentrent d’exil, les arrestations et emprisonnements abusifs des membres des partis de l’opposition et de la société civile, l’arrestation et emprisonnement arbitraire d’un défenseur de droits de l’homme Germain Rukuki, des cas de policiers qui extorquent les citoyens, le détournement des fonds publics, les taxes perçues indûment par le parti au pouvoir et par des organisations satellites, des cas d’autorités territoriales qui font la loi, la fermeture en cascade des écoles sur fond de corruption, les cotisations et contributions forcées, la construction des monuments de la haine et d’incitation à la violence érigés presque partout dans le pays et l’appropriation organisée des terres domaniales.

A la fin du rapport, le FORSC émet des recommandations en direction de différents acteurs susceptibles de changer le mal qui ronge le Burundi.

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