Des populations chassées violemment de leurs propriétés foncières au profit des dignitaires du pouvoir

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La gouvernance socio-politique et économique se détériore du jour au lendemain au Burundi. Le système politique caractérisé par une série de violations des droits de l’homme, de corruption et de détournement des fonds publics instauré par le parti au pouvoir (CNDD-FDD) s’enracine au moment où l’autorité publique se félicite d’être le meilleur pouvoir dont le peuple burundais ait si longtemps rêvé.
Ce rapport de FORSC du mois de mai 2021 est articulé autour de quatre chapitres. Les deux premiers traitent du sujet lié à la gouvernance économique. Ils relèvent notamment les faits où des administratifs s’arrogent le droit de recourir à des moyens violents pour chasser des populations de leurs propriétés après avoir détruit et incendié les maisons. Ils font état aussi des vols pérpétrés par des jeunes Imbonerakure du parti au pouvoir qui profitent des patrouilles de nuit qui leur sont reconnues par le pouvoir.

Ces chapitres exposent également des injustices, des détournements de fonds et des rançonnements commis par des administratifs. Dans ces chapitres, nous dénonçons aussi la persistance des contributions forcées et un système illégal de taxation publique dont certains administratifs sont coupables, les pénuries généralisées du sucre de la SOSUMO et des produits de la BRARUDI qui sont illégalement exportés dans la sous-région et qui sont frappés par un trafic d’influence que le pouvoir n’est pas à mesure de maîtriser.

Au niveau du troisième chapitre, le rapport aborde le domaine de la santé publique qui est caractérisé notamment par un manque criant de médicaments (dont ceux du paludisme) et de matériels médicaux, un manque de réactifs pour le dépistage du Covid-19, un débordement des malades dans un des services de la pédiatrie sans oublier la hausse exagérée du prix de la Carte d’Assistance Médicale au niveau du Budget général de l’Etat adopté par les députés.

Le dernier chapitre fait état de la situation dans le secteur de l’éducation nationale où les violences sexuelles impunies en milieux scolaires s’accentuent et où les détournements de fonds payés par des parents continuent d’être une triste réalité.

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