Burundi: Un pays aux lendemains très inquiétants

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A la veille des élections de 2020, le régime de Pierre Nkurunziza renforce sa machine répressive contre les opposants politiques qui lui disputent le terrain politique. La chasse à l’homme est dirigée principalement contre le parti CNL du député Agathon Rwasa qui, ces derniers temps, fait une démonstration de force politique faisant trembler le régime du CNDD-FDD.

Du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, les responsables de ce parti constituent la cible privilégiée des violences politiques dont des assassinats, des arrestations arbitraires, des tortures, des destructions de maisons et permanences, des injustices de plusieurs ordres et d’autres formes d’intimidation variées. Au moment où l’infraction de détention d’armes est mise en avant pour réprimer les opposants politiques, le pouvoir distribue paradoxalement des armes à feu à sa jeunesse Imbonerakure qui aujourd’hui les portent publiquement dans certains coins du pays.

Le contexte socio-politique est aussi caractérisé par les violences et/ou menaces contre des journalistes et des déplacés de guerre internes. La majorité de ces déplacés est constituée de burundais de la composante sociale tutsi, ainsi que de hutu considérés par le régime de Pierre Nkurunziza comme opposants ipso facto de part ce simple fait qu’ils habitent les sites de déplacés dits « dominés par les tusti ». Les menaces envers cette partie de la population constituent la stratégie vaine de manipulation politique d’autres composantes de la société burundaise, pour que ces dernières adhèrent à la logique de la répression.

Le pays fait aussi face à une crise économique qui est la conséquence directe de la crise politique qui date de 2015. Les citoyens burundais sont continuellement victimes de contributions forcées et/ou de rançonnements financiers qui rendent de plus en plus insupportable leur vie quotidienne.

Les secteurs sociaux dont la santé et l’éducation sont gangrénés par la mauvaise gouvernance du régime en place, une mauvaise gouvernance à l’origine de l’aggravation des épidémies de paludisme et de choléra, de la politisation de l’enseignement et la montée vertigineuse des phénomènes d’abandons scolaires et de violences sexuelles.

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