Burundi: Les autorités tanzaniennes rivalisent de mesures visant le rapatriement forcé des réfugiés burundais

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Après avoir constaté que le nombre de réfugiés burundais qui s’inscrivent au rapatriement volontaire a sensiblement diminué, le Gouvernement tanzanien en complicité avec celui du Burundi accentue les mesures de persécution pour forcer ces réfugiés de rentrer.

En effet, depuis le début de l’année, le mouvement de retour au pays est en baisse et les autorités de ces deux pays n’en sont pas contentes. Elles ont par conséquent multiplié des visites de harcèlement et d’intimidation dans les camps pour contraindre les réfugiés de rentrer. Des policiers supposés sécuriser les camps sont eux-mêmes impliqués dans des actes d’insécurité, de vols, d’attaques meurtrières nocturnes, d’arrestations arbitraires, d’enlèvements et de rançonnements.
En Tanzanie, les réfugiés congolais sont traités différemment des burundais. Ils sont libres d’exercer leurs activités quotidiennes, de sortir des camps, de cultiver à l’intérieur comme à l’extérieur des camps, au moment où les cultures des burundais sont systématiquement détruits.
Ils ont droit au kit alimentaire et domestique satisfaisants, au moment où l’administration tanzanienne qui a la gestion des camps dans ses attributions rétorque aux burundais qu’ils auront droit à ce kit dans leur pays.
En République Démocratique du Congo, les groupes armés Mayi-Mayi accusent les réfugiés burundais de collaborer avec leurs ennemis Banyamulenge et les malmènent sans cesse.
Partout dans les deux pays, en Tanzanie et en RDC, des agents du Service National de Renseignement burundais ont infiltré les camps et agissent en complicité avec l’administration territoriale et les services de sécurité de ces pays pour rendre intenable la vie de ces réfugiés.
Certains n’hésitent pas même de qualifier les réfugiés d’opposants au régime d’un voisin avec lequel la Tanzanie entretient de très bonnes relations.

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