Les violences politiques s’accentuent quelques mois avant les élections de mai 2020 : le parti au pouvoir déterminé à se maintenir au pouvoir malgré une résistance interne farouche

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Le régime du CNDD-FDD continue à jouer le double jeu de l’apaisement et de la violence. Dans les discours de l’autorité tout va bien et les élections vont être des meilleurs. Sur terrain, les opposants sont pourchassés de manière impitoyable sans se soucier de quoi que ce soit.

Entre temps, les burundais et la communauté internationale s’habituent aux crimes, laissent faire et accompagnent le processus biaisé vers les élections de 2020. Malgré les violences politiques qui se multiplient de manière inacceptable, les candidats aux élections présidentielles dont le président du CNL nourrissent des espoirs de changer la situation.
En province Kayanza, précisément sur la colline Bandaga, commune Matongo, un représentant du CNL nommé Bucumi Lucien alias Rugamba a été tué poignardé dans la nuit du premier mars 2020 par son frère Nsengiyumva Léonidas. Des sources sur place ont révélé que cet assassinat avait été commandité par le représentant communal adjoint du CNDD-FDD Josias Kabengera qui avait organisé la même nuit une réunion au domicile du représentant communal du CNDDFDD Hasabumutima Nestor pour la préparation de ce crime odieux. Après son forfait, l’auteur du crime a pris le large sous la protection de ceux qui avaient commandité le crime. La victime était accusée d’avoir loué sa maison au parti CNL qui y avait implanté sa permanence sur la sous colline Ndaro colline Ruganza.
En province Ruyigi, le député Pascal Bizumuremyi, membre du CNL élu dans cette province a été attaqué, son véhicule saccagé et son bras cassé par des jeunes Imbonerakure en date du 31 février 2020 lorsque ce dernier procédait à l’ouverture des permanences sur différentes collines de la commune Gisuru. Lors de ces attaques, plus de 10 membres du CNL ont été blessés. Par la suite, le policier qui gardait la sécurité du député a été arrêté pour avoir tiré en l’air pour dissuader les Imbonerakure qui étaient enragés.
En province Bujumbura, Jean Paul Mvuyekure et une vieille femme d’au moins 60 ans, membres du parti CNL ont été arrêtés chez eux sur la colline Muyange en zone Rubirizi, commune Mutimbuzi en date du 25 février 2020. Cette dernière a été relaxée mardi après une semaine passée au cachot du SNR en Mairie de Bujumbura au moment au moment où le jeune homme a été conduit mercredi le 04 mars 2020 à la prison centrale de Mpimba. Les deux victimes ont été accusées de collaborer avec les ennemis de la nation, sans montrer de preuves, selon des membres de leurs familles contactées.
Dans ces mêmes localités de la province Bujumbura, le nommé Elias Bizimana, également membre du CNL a été arrêté le 02 mars 2020 et retiré du cachot de la zone Rubirizi le lendemain vers une destination inconnue par le célèbre agent du SNR Jodacin Nkezabahizi à bord d’un véhicule de marque D5067A dont le chauffeur était un certain Bado, bien connu dans le milieu. La famille avait cherché vainement la destination de la victime et craint que cette dernière ait été exécutée.
Ces arrestations et disparitions des opposants politiques cachent mal la détermination du parti CNDD-FDD au pouvoir de continuer à forcer son maintien au pouvoir bon gré malgré une résistance interne farouche. Ce qui risque d’aggraver l’état sécuritaire et politique déjà précaire.

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