Le Gouvernement profite des attaques rebelles pour renforcer la répression des opposants

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Le changement à la tête du Burundi depuis la prestation de serment du Président Evariste Ndayishimiye avait suscité un espoir dans les esprits de bien des Burundais. Des étrangers pensaient également que le Général Président allait finalement pouvoir sortir le Burundi de la crise socio-politique et économique engendrée par l’entêtement de son prédécesseur à s’éterniser au pouvoir, un entêtement qui a plongé le pays dans une crise qui dure depuis 2015.

Loin de montrer une rupture entre l’ancien et le nouveau régime, le nouveau Président de la République a montré qu’il venait assurer le changement dans la continuité en se montrant toujours lié par le cercle de généraux influents qui entouraient le président Pierre Nkurunziza. Quelques jours après sa prestation de serment anticipée, il a nommé dans son gouvernement, aux postes les plus stratégiques, des Généraux jusqu’au-boutistes comme Alain Guillaume Bunyoni à la Primature et Gervais Ndirakobuca au super ministère en charge des affaires intérieures, de la sécurité et du développement. Ceux qui, à l’avènement du nouveau Président pensaient aux lendemains meilleurs, ils ont vite déchanté.
Sur le terrain sécuritaire, la situation est des plus mauvaises depuis les incursions des groupes rebelles qui attaquent le pays depuis la fin du mois d’août 2020. Alors que ces attaques ont été revendiquées par un mouvement bien connu du gouvernement burundais, celui-ci en a profité pour faire taire toute opposition et toute voix discordante dans le pays, une répression souvent faite dans le sang.
Ce rapport du mois de septembre relève des faits relatifs à l’insécurité qui a monté d’un cran depuis fin août 2020. Il épingle également une rentrée scolaire avec beaucoup de défis, des taux d’abandons scolaires et de chômage qui ne cessent de monter dans les rangs de la jeunesse scolarisée du Burundi. L’on constatera également dans le rapport que le contexte d’attaques d’hommes armés a aggravé la situation des crimes commis par le régime d’Evariste Ndayishimiye, régime qui accuse des Burundais d’être des soutiens internes de la rébellion.

Des cas d’illustration relevés à travers certaines provinces du Burundi montrent l’ampleur des violences commises pendant ce mois de septembre 2020.

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