Quand le gouvernement de Gitega tente une assistance humanitaire au travers des contributions forcées du peuple lambda en remplacement au HCR 

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Les populations de la province Buhumuza contraintes d’aider les réfugiés congolais. Les autorités locales et les imbonerakures sont confiés la tâches de circuler dans toutes les communes et les quartiers, les bistrots et services divers pour demander à quiconque de contribuer à sa hauteur pour venir en aide aux réfugiés du site de BUSUMA en commune Ruyigi, province Buhumuza (comptant plus ou moins 70.000 réfugiés. Le donateur doit écrire son nom et poser sa signature sur un document de décharge lui soumis par des préposés.

Ces réfugiés congolais sont venus du Sud Kivu après la prise de la ville d’Uvira par le M23 et parmi eux, nombreux sont des militaires de la FARDC et les Wazalendo et/ou leurs familles.

Pire encore, ces réfugiés,se trouvant en situation de précarité sans précédent, demandent de regagner leur pays mais les autorités burundaises refusent alors qu’elles ne sont pas à mesure de les faire vivre. Dans cette province de l’est du Burundi, l’on se demande si la population peut remplacer le HCR pour assurance d’une assistance humanitaire aux réfugiés. Ces réfugiés sont en situation désastreuse de famine, de manque d’eau, de maladies, de refus de retourner chez eux,…et au moins ils enterrent 5 à 7 enfants par jour. Pourtant plein d’organisations humanitaires comme: la GVC, le HCR, la COPED, CARITAS, PAM, OMS, MSF, SAD, FNUAP, ABUBEF, TPO,AIRD, Croix Rouge du Burundi,…Les populations de Buhumuza craignent que cette campagne de collecte du soutien aux réfugiés congolais n’est autre que rançonner la population sous les apparences d’un geste de solidarité et humanitaire. Et qui plus est, les conditions de vie de ces réfugiés congolais font qu’en moyenne 5 à 7 décès se font observer par jour suite à la famine et/ou maladie.

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