Le Burundi au rythme des violations de droits humains au quotidien

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La crise sociopolitique déclenchée le 26 avril 2015 par la confirmation de feu Pierre Nkurunziza comme candidat du CNDD-FDD à l’élection présidentielle pour un troisième mandat illégal et illégitime a plongé le Burundi dans un spectre de violences et de répressions brutales commises contre toute personne accusée ou soupçonnée de ne pas soutenir le pouvoir en place.

Comme cela a ressorti dans différents rapports de la Commission d’enquête de l’Organisation des Nations Unies sur le Burundi et dans plusieurs rapports des organisations de la société civile burundaise et des organisations internationales de défense des droits humains, les auteurs de ces violations ont été identifiés comme des agents des corps de défense et de sécurité et des Imbonerakure. Cette situation a perduré depuis cette époque jusqu’aujourd’hui même après la mise en place de nouvelles institutions du pays.

Ainsi, les violations graves des droits de l’homme sont le lot presque quotidien de malheurs d’opposants réels ou supposés au CNDD-FDD. Elles sont principalement constituées de disparitions forcées, d’assassinats ciblés, d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations et de détentions arbitraires, d’actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de violences sexuelles et du discours de la haine qui accuse, terrorise et humilie certaines catégories de personnes. Le présent rapport couvre la période du mois de janvier 2020 au 10 décembre 2020, une année particulièrement sombre dans le domaine du respect des droits humains au cours de laquelle les organisations de la société civile burundaise ont relevé des violations graves que nous allons synthétiser dans les lignes qui suivent. Ce rapport est subdivisé en trois chapitres.

Dans le premier chapitre consacré aux droits fondamentaux de la personne humaine, nous reviendrons tour à tour sur les atteintes du droit à la vie, les atteintes à l’intégrité physique (actes de torture), les enlèvements et disparitions forcées, les arrestations et détentions arbitraires, les violences sexuelles et l’institutionnalisation du discours de la haine.

Le second chapitre analysera les violations des droits politiques commises contre d’opposants politiques réels ou supposés.

Dans le troisième et dernier chapitre, nous développerons les violations des droits économiques, sociaux et culturels, notamment les expropriations illégales et ventes aux enchères des biens de certains prisonniers et exilés politiques, le droit à l’éducation, le droit à la santé et une gestion inquiétante de produits stratégique tels que le café, l’or et la monnaie en devise qui a aggravé la pauvreté des ménages burundais.

Une conclusion et des recommandations à l’endroit des acteurs et partenaires du Burundi clôturent ce rapport.

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