Burundi: Le régime s’épargne de lutter contre la propagation du CORONAVIRUS et continue la préparation des éléctions tout en renforçant la persécution des opposants

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Un mois avant les éléctions de mai 2020, le parti CNDD-FDD renforce sa machine répréssive contre les membres et responsables du parti politique CNL, son principal rival qui lui dispute de manière visible l’espace politique.

Partout dans le pays, le parti au pouvoir instrumentalise l’administration publique et la ligue des jeunes Imbonerakure pour contraindre les burundais, en commençant par les militants du parti politique CNL, à adhérer de gré ou de force à son obsession de se maintenir au pouvoir.
Ainsi, il se fait coupable de violations graves de droits de l’homme notamment en tuant, en torturant, en arrêtant et emprisonnant injustement des gens innocents. Les membres de la milice Imbonerakure vont jusqu’à piller impunément, à détruire des plantations, à brûler des maisons et à tuer le bétail pour la simple raison que leurs propriétaires sont des membres du parti politique
CNL.
Les contraintes de contributions forcées instaurées depuis quelques années par le régime en place continuent à frapper le peuple burundais, malgré la situation de pauvreté dans laquelle ce dernier
croupit. A l’image du Président Pierre Nkurunziza, le candidat du parti au pouvoir, Evariste Ndayishimiye, reçoit partout où il passe pour sa propagande politique qu’il a illégalement commencée, des offrandes collectées pour lui par la population. A côté de ces spoliations, le
peuple burundais fait actuellement face à des hausses incontrolées des prix des produits de grande nécessité en l’occurence le sucre, l’engrais chimique FOMI, le ciment, les produits BRARUDI qui sont vendus clandéstinément par les tenors du pouvoir notamment en RDC et en
Tanzanie à des prix exorbitants.

Au même moment, les prix des denrées alimentaires ont grimpé suite à une mauvaise production et la gouvernance commerciale lacunaires.
Au niveau social, la crise politique ne fait qu’empirer les secteurs de la santé et de l’éducation.
Le gouvernement burundais va jusqu’à prendre à la légère la pandémie du CORONAVIRUS qui ravage le monde. Le laisser-aller et la mauvaise gestion qui gangrènent le pays ont mis en mal les
services de santé communautaire et la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de cinq ans.

Délaissée par un leadeship politique qui ne roule que pour ses interêts égoïstes, la
jeunesse perd la boussole et les écoles se vident de ses sujets. Le désespoir face à l’avenir incertain, la pauvreté des familles sont ainsi à l’origine de forts taux d’abandons scolaires.

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