Burundi : Le régime d’Evariste Ndayishimiye n’en finit pas avec la politique de répression, d’assassinats et de graves violations de droits de l’homme

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Des opposants politiques et présumés continuent d’être la cible de répression politique, d’assassinats, d’arrestations, d’emprisonnements et de disparitions forcées comme au temps du régime de feu Pierre Nkurunziza.


Le 29 août 2020, journée dédiée à la jeunesse du parti CNDDFDD, Imbonerakure, le nouveau régime en a profité pour réveiller les consciences criminelles de son instrument de répression qu’est la jeunesse Imbonerakure. Ezechiel Nibigira, ancien patron de la milice imbonerakure et actuel Ministre des Affaires de la Communauté Est-Africaine, de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a exhorté les imbonerakure à reprendre leurs opérations criminelles. Cet appel est intervenu dans un contexte de recrudescence terrible de crimes de sang et de violations graves de droits de l’homme.
Ce vendredi 28 août 2020 vers 21h, des personnes soupçonnées être des Imbonerakure avaient attaqué des ménages de la colline Ndayi, zone Bikanka, commune Mukike, province Bujumbura. Les criminels avaient blessé et enlevé plusieurs personnes. Deux parmi les blessés avaient succombé de leurs blessures à l’hôpital. Le prénommé Jonas enlevé de chez lui avait été retrouvé mort le matin du 29 août 2020. En dehors de cette attaque, un jeune homme du nom de Joachim Ngendakuriyo alias Kiduranya originaire de la colline Misakura, zone Ijenda, commune Mugongo-Manga avait été tué la semaine dernière, son cadavre retrouvé dans une rivière. Un ancien chef collinaire limogé, Deo Ntiroranya de la même colline avait été attaqué à son domicile par des jets de grenade et avait été blessé.
Ailleurs dans la province Rutana, sur la colline Gikinga, zone Gakwende commune Gitanga, un sexagénaire avait été sauvagement abattu par 4 jeunes Imbonerakure qui auraient été payés par un certain Léonidas Niyukuri, résidait en Mairie de Bujumbura pour le liquider. Cela s’était passé dans après-midi de samedi 23 août 2020.
Les criminels avaient trompé ce vieillard et l’avaient entraîné dans une plantation d’eucalyptus où ils l’avaient coupé la tête. Tous les 4 ont été arrêtés et acheminés au cachot du commissariat communal de police à Gitanga pour les enquêtes.
D’autres lieux, d’autres crimes. En date du 23 août 2020, au moins 12 personnes ont été sauvagement assassinées dans les communes de Muhuta et Bugarama de la province Rumonge. Selon des sources sur place, des hommes en tenues policières et militaires avaient attaqué la localité et saccagé les menages.

Le régime en a saisi l’opportunité pour procéder à des arrestations massives des opposants politiques et présumés dont des jeunes de la composante sociale Tutsi accusant ces derniers de collaborer avec les mouvements rebelles non encore identifiés. Après tous ces crimes, le régime d’Evariste Ndayishimiye garde le silence complice comme de rien n’était.

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