Six projets régionaux de la Banque Mondiale tombent en annulation sur le Burundi.

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Cette décision de la BM est un coup dur sur le régime dictatorial de Pierre Nkurunziza qui croyait pousser un ouf de soulagement et qui commençait dejà à gerer les fonds alloués à la préparation de ces projets à sa guise pour son fonctionnement criminel dont les conséquences sur la situation socio-économique du pays sont desastreuses.
Dans une communication que le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burundi a adressé au ministre Burundais des finances et de la coopération au développement économique, le projet de transformation de l’agriculture en Afrique de l’Est et du centre ( ECAAT), le projet de gestion environnementale du lac Victoria ( LVEMP III), le projet régional de transport sur le lac Tanganyika, le projet régional de gestion environnementale du lac Tanganyika, le projet d’intégration régionale accélérée de la communauté Est Africaine et le projet de développement hydroélectrique de Ruzizi III  tombent tous en annulation sur le programme actuel de la Banque mondiale au Burundi.
Seul le projet de facilitation du commerce dans la région des grands lacs reste maintenu. Jean Christophe carret Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burundi  fait savoir que la décision est motivée par la nouvelle stratégie de la Banque mondiale sur les projets régionaux.
La Banque mondiale invite les services techniques et ministère sectoriel concernés d’entrer en contact avec les équipes techniques de la Banque mondiale pour la gestion des fonds de préparation des projets qu’avaient été accordés dans le cadre de ces différents projets.
Cette mesure de la BM est un coup dur sur le régime dictatorial  de Pierre Nkurunziza qui vient de perdre des ressources importantes qu’il gérerait à sa guise pour son fonctionnement criminel.
Le Burundi traverse une crise politique depuis avril 2015 lorsque Pierre Nkurunziza a annoncé qu’il allait briguer un troisième mandat qu’il décrocha illégalement en août 2015. Ce qui avait poussé plus de 400000 burundais à prendre le chemin de l’exile et entrainé des milliers de morts,  des arrestations arbitraires, tortures, disparitions forcées, recrutements basés sur l’appartenance ethnique et/ou appartenance politique, contributions forcées, appauvrissement sans cesse croissant de la population, harcèlements des membres des partis de l’opposition, manipulations de la justice à des fins personnels de Pierre Nkurunziza,…. qui restent une triste réalité jusqu’à ce jour.