Rapport: Droits de l’homme et gouvernance socio-politique et économique toujours de mal en pis au Burundi

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Malgré les appels à la retenue et au dialogue politique pour la résolution pacifique de la crise qui prévaut au Burundi depuis 2015, le régime de Pierre Nkurunziza durcit le ton en passant plutôt à la vitesse supérieure et en franchissant la ligne rouge qui conduit le pays à la dérive. Son projet d’amendement de la Constitution pour se maintenir éternellement au pouvoir enterre pour toujours l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation et ouvre les portes à toutes les voies violentes de résolution de cette crise et dont on ne saurait mesurer les conséquences.
Pour arriver à son objectif ultime, il entretient une milice pour imposer la terreur et maintenir la peur et la soumission de tous et de chacun. La ligue des jeunes Imbonerakure agit sous la complicité des adeptes du régime de Pierre Nkurunziza. Elle fait la loi dans le pays, dans l’impunité totale. Elle est au-dessus de toutes les autres structures de l’Etat qui s’inclinent devant les multiples crimes commis contre des supposés ou opposants au régime.
Le Président Pierre Nkurunziza impose comme priorité nationale le culte de sa personnalité. Ainsi les secteurs clés de la vie nationale sont mis dans les oubliettes de l’histoire. Au lieu de servir son peuple, c’est plutôt ce peuple qui doit servir son régime, et cela se manifestant par les différentes contributions forcées, tantôt pour financer l’infrastructure publique, tantôt pour financer les élections ou construire les permanences de son parti et le faire fonctionner, etc.
Dans son rapport du mois de décembre 2017, le FORSC relève un contexte grave de violation des droits et libertés qui ne permet plus aux burundais de vaquer normalement à leurs activités quotidiennes de survie économique. Il s’indigne d’une dégradation sans cesse grandissante de l’économie burundaise, qui malheureusement préoccupe peu le régime de Pierre Nkurunziza qui s’évertue dans le mensonge, la corruption et le pillage des richesses du pays.
Le Burundi continue à vivre des problèmes de pénuries incessantes de carburants qui ont des conséquences graves sur la situation alimentaire des citoyens faisant face à des hausses continuelles et incontrôlées des prix des produits de première nécessité. Dans presque toutes les collines du pays, le FORSC constate que des citoyens manquent cruellement d’eau potable et sont exposés régulièrement à des maladies liées à cette situation.

Le rapport relève d’énormes défis qui hantent le secteur de l’éducation qui est laissée pour compte par un régime qui ne se préoccupe que de ses intérêts personnels au détriment de l’intérêt général.

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Rapport décembre 2017 sur la gouvernance et les droits socio-économiques au Burundi