Quatre élèves renvoyées définitivement de l’école accusées de relations sexuelles avec un policier en province Gitega

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Quatre jeunes filles élèves  du Lycée Regina Pacis de Mushasha au chef-lieu de la province Gitega ont été définitivement chassées de l’école  ce mardi 16 janvier 2018, accusées de nouer des relations sexuelles  avec un policier de corps au poste de police communale de Gitega  du nom de Venant Nzoyihaya. Selon des sources de l’école et des proches de ce policier, ces jeunes filles  passaient la nuit avec ce policier dans une maison louée au quartier Shatanya. L’une d’entre elles était chargée de lui fournir d’autres jeunes filles de ce Lycée. Ces filles affirment avoir été plusieurs fois victimes de menaces de mort de la part dudit policier qui les contraignait de garder le secret et de passer toute la nuit avec lui. Les autorités de l’école ont été alertées par des absences répétées à l’internat et ont par la suite mené des enquêtes. C’est ainsi que les filles ont reconnu les faits avant que la mesure de renvoie définitive soit prise. Les parents, terrorisés, ne savent pas sur quel pied danser, ils ont peur de dénoncer le criminel au risque d’en être victimes car le policier est cité dans plusieurs crimes liés au troisième mandat de Pierre Nkurunziza et jouit de l’impunité de ce dernier. L’auteur du viol vaque librement à ses activités sans s’inquiéter.

Rappelons que le nommé Ndayikengurukiye Abel, directeur du Lycée urbain de Rango, au chef-lieu de la ville Gitega, accusé de violences sexuelles sur ses élèves filles est en cavale depuis le 10 janvier 2018 sous la complicité de ses amis du parti au pouvoir qui lui ont  facilité la fuite. Il fut conseiller socioculturel du gouverneur de Gitega, puis affecté au Lycée Regina Pacis où il a presté pendant 1 mois avant d’être nommé directeur de ce Lycée en avril 2017. Des enquêtes ont prouvé qu’il avait déjà couché avec 18 filles dans son bureau où il avait installé un  petit matelas.

 Selon une source au sein du parti CNDD-FDD, sa politique d’engrosser des filles et femmes de l’opposition est une triste réalité à ne pas prendre à la légère.