Les militants de la Coalition «Amizero y’Abarundi», la cible du système de répression du régime de Pierre Nkurunziza

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Les militants de la coalition politique «Amizero y’Abarundi» font actuellement objet de traque et de harcèlement tous azimuts de la part des éléments de la milice Imbonerakure dans tous les coins du pays.

Ils sont depuis quelques temps victimes de harcèlement, d’ arrestations arbitraires, de torture et détention illegales. Dans les provinces de Ngozi, Karusi, Kirundo, Rumonge et Bujumbura. la situation est plus compliquée.
En date du 26 août 2018, sur la colline Gitama de la commune Kiremba, province ngozi, une attaque d’une rare violence a été perpétrée au bar d’un certain Evariste Manirakiza, militant du FNL pro-Rwasa Agathon et chef-adjoint collinaire de cette localité. Des sources sur place rapportent un bilan très lourd dont des blessés graves.

Le nommé Nkurikiye Pierre a été touché sur la tête et au dos par une machette. Des imbonerakure dont Sabimbona Angelo, Karenzo Gervais, Manirambona et Habonimana Rafiki sont cités comme ayant dirigé cette bande d’assaillants. Dans la commune de Nyamurenza de la même province de Ngozi, l’administrateur communal du nom de Niyonzima Dieudonné en collaboration avec les Imbonerakure est accusé de faire la chasse aux membres de la coalition «Amizero y’Abarundi», spécialement les militants du FNL d’Agathon Rwasa.
Dans la province de Karusi, commune Mutumba, colline Bibara, douze militants de cette coalition ont été battues et malmenées accusés d’avoir fait la campagne du non lors du référendum constitutionnel du 17 mai 2018. Ces actes ignobles ont été commis par des miliciens Imbonerakure. Les victimes ont tenté de porter plainte mais la police s’est contentée de les envoyer chez l’administrateur communal qui n’a non plus pu leur rendre justice. Ce dernier leur a signifié qu’il organisera une réunion de pacification et de réconciliation sur leur colline.
En province Kirundo, sept militants du FNL d’Agathon Rwasa dont quatre de la colline gihome, zone muhendo, commune ntega sont détenus depuis le 25 août 2018. Des sources sur place précisent que ces personnes ont été détenues après avoir subi des violences de la part des Imbonerakure et certains administratifs à la base de cette localité. Des imbonerakure avaient battu un enfant du nommé Ntaconsanze et celui-ci avait tenté de se plaindre contre deux Imbonerakure au procureur de la République à Kirundo qui avait émis des mandats d’arrêt à leur endroit. Tous les Imbonerakure de la localité se sont ligués et ont agi en représailles contre les FNL du coin. C’est ainsi que les victimes, sous les yeux des policiers impuissants ou complices, ont été tabassés, et conduites manu militari au cachot du poste de police du chef-lieu de la commune Ntega. Dans la commune Bwambarangwe, de la même province de Kirundo, Ahishakiye Abu Bakar, Niyonkuru Alexis et Mugero Juma, tous militants du FNL d’Agathon Rwasa, viennent également de passer plus d’un mois dans les cachots du poste de police de cette commune, arrêtés sous l’ordre de Niyongabire Fébronie, administrateur de la commune ntega.

En province Rumonge, Ntakarutimana Donatien, mobilisateur connu du FNL pro-Rwasa dans la commune Burambi a été de son côté arrêté par les Imbonerakure et conduit au cachot du poste de police de Rumonge, accusé d’appartenir au FNL et d’avoir été très actif dans la campagne du “non” au référendum.
Dans la commune de Kabezi de la province Bujumbura, un certain Joseph Nindorera alias Kabwa est détenu au cachot du poste de police communal depuis le 27 août 2018. Il venait d’être libéré de la prison centrale de Mpimba où il avait été transféré le lendemain du référendum constitutionnel de mai dernier, accusé d’avoir perturbé les élections parce qu’il s’était opposé aux tentatives de manipulation des résultats au bureau de vote où il était mandataire d’«Amizero y’Abarundi».