Burundi: Malgré l’ouverture politique de façade, la répression contre les opposants politiques continue

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A la veille des élections de 2020, le régime de Pierre Nkurunziza renforce la répression contre ceux qu’il désigne à tort comme des ennemis de la nation parce qu’ils ne le soutiennent pas dans ses démarches politiques caractérisées notamment par la violation des lois de la République et la violation grave des droits et libertés de la personne humaine.

Malgré des discours des autorités qui semblent vouloir apaiser la situation, la réalité sur terrain continue d’être caractérisée par plusieurs cas d’arrestations arbitraires, de tortures, d’enlèvements et disparitions forcées, d’assassinats, de destructions des permanences et de discours d’appel à la haine et à la violence.
Les jeunes de la milice Imbonerakure organisent des attaques provocatrices contre des opposants politiques dont surtout ceux du parti CNL du député Agathon Rwasa qui se dispute le terrain politique avec le régime Pierre Nkurunziza. Celui-ci, visiblement souffre de voir des Burundais encore à mesure de se montrer publiquement en désaccord avec son règne, malgré les efforts investis dans sa politique d’oppression et de répression contre ses opposants politiques.
Pour renforcer la répression et tenter de faire peur et terroriser tous les Burundais, les victimes des attaques violentes sont celles-là qui visées par la justice instrumentalisée de Pierre Nkurunziza, au moment où les bourreaux deviennent des êtres chers à protéger.
Dans le secteur de l’éducation, le rapport de FORSC fait référence au niveau de réussite de 13% au concours national et aux défis qui hantent l’enseignement. Force est de constater que le système ECOFO est en échec patent malgré les persévérances du régime de Bujumbura pour y rester.
Dans le secteur de la santé, les centres de santé et les centres de nutrition sont dépassés par des effectifs de malnutris de plus en plus nombreux, alors que les possibilités de les prendre en charge sont minimes. La population continue à souffrir et à mourir de choléra et de paludisme, pendant que le régime de Pierre Nkurunziza nie les faits et déclare que les effectifs ne sont pas encore atteints pour déclarer des épidémies et demander l’aide des bienfaiteurs internationaux.
Ce rapport d’août 2019 évoque d’autres faits de mauvaise gouvernance qui ont caractérisé cette période, notamment des faits d’impunité des crimes, d’ingérence de l’autorité dans des dossiers judiciaires, des cas d’injustice de plusieurs natures, des cas d’abus de l’autorité mais aussi la flambée des prix de certains produits de première nécessité.

Télécharger le rapport ici