Burundi: Le régime Pierre Nkurunziza poursuit la persécution des opposants au troisième mandat en saisissant leurs biens immobiliers

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Le président de la cour suprême signe conjointement avec le procureur générale de la république une décision de saisie des immeubles appartenant aux prisonniers et acteurs politiques en exile, aux journalistes et aux acteurs de la société civile contestataires du troisième mandat.

C’est la toute première fois dans l’histoire judiciaire qu’une telle decision est prise sur un dossier penal toujours pendant devant les instances judiciaire, s’étonnent les avocats membres du CAVIB. C’est une “barbarie procédurale”, “un mauvais précédent qui risque de se répercuter plus tard sur les caciques même du pouvoir en place”.Pour ce collectif d’avocats burundais, “la saisie immobilière opérée n’est qu’une pure spoliation et ne reflète pas la voie légale qui doit conduire un procès pénal”. L’article 36 de la constitution exige que personne ne peut être privé de sa propriété si ce n’est que pour cause d’utilité publique avec indemnités y afférente ou pour une décision judiciaire coulée en force de chose jugée.
Au moment ou Pierre Nkurunziza se prépare pour forcer un 4eme mandat,il donne un message claire aux nouveaux frondeurs au sein de son parti et au potentiels contestataires de ce mandat. “Vous subirez le même sort”, tel est le message. La décision est plus politique que judiciaire et prouve une fois de plus l’instrumentalisation de la justice burundaise par le régime de Pierre Nkurunziza.