Burundi : Le régime du CNDD-FDD menace de détruire les syndicats du secteur de la santé

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Les syndicats SYNAPA et SNTS alertent qu’un nouveau syndicat du personnel de la santé ” SYNAPS” proche du pouvoir menace leurs membres qui sont forcés d’adhérer à ce nouveau syndicat crée par les autorités du ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA avec la bénédiction du parti au pouvoir le CNDD-FDD.
Les représentants des syndicats SYNAPA et SNTS affirment que les responsables des hôpitaux, les chefs de districts et directeurs des hôpitaux représentent l’employeur et n’ont aucune prérogative de créer un syndicat du personnel de la santé.
Ils font savoir qu’ils sont victimes des rapports d’enquêtes sur les malversations économiques et financières dont ces autorités se rendent coupables.
Ils demandent l’intervention du ministre de tutelle pour sanctionner les auteurs de ces malversations au lieu de faciliter la création de nouveaux syndicats menaçant les avantages et les intérêts du personnel de la santé.
Sur terrain, le parti CNDD-FDD fait la course à la montre organisant des réunions avec les membres du personnel de la santé fidèles à ce parti.
A Rumonge, une réunion de tous les membres du parti au pouvoir de l’hôpital de Rumonge a été convoquée par le directeur de cet hôpital Dr Nditoreye Ernest en même temps secrétaire du parti CNDD-FDD.
D’après des informations recueillies auprès du personnel, cette réunion avait pour objectif de leurs faire signer par force un formulaire et un acte d’engagement au nouveau syndicat SYNAPS. Sur cet acte d’engagement, on peut lire que chaque membre autorise le retrait à la source d’une somme de 2000 franc burundais pour cotisation à ce syndicat.
Les mêmes sources disent que les secrétaires du parti CNDD-FDD au niveau provincial menacent de destituer les titulaires de santé et autres responsables provinciaux de la santé qui ne seront pas capables de faire adhérer par force à ce nouveau syndicat tout le personnel sous leur responsabilité.
Les syndicats SYNAPA et SNTS quant à elles appellent leurs membres à rester solidaires pour sauver leurs syndicats, protéger leur liberté et les intérêts supérieurs de la nation.
A Rutana, les mêmes réunions ont été organisées sous la supervision du secrétaire provincial du parti CNDD-FDD. Des sources en provenance de l’hôpital de Rutana nous informent qu’aucun infirmier n’adhèrera au nouveau syndicat.
Le mot d’ordre est le même partout dans le pays, tout faire pour détruire le syndicalisme qui dérange les intérêts du régime.