Burundi: Le régime appelle les citoyens à « remplacer les partenaires financiers » faute de quoi des « sanctions » contre les « ennemis » de la nation ou les traitres

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Le régime de Pierre Nkurunziza continue à nier l’existence d’une crise socio-politique et économique et fait tout pour responsabiliser ceux qu’il désigne comme des « ennemis du pays ». De manifestations en manifestations, il sensibilise le peuple burundais en faisant comprendre que le régime du CNDD-FDD est plutôt une victime de la communauté régionale et internationale. Le FORSC rapporte les faits qui se produisent dans le pays, et qui malheureusement démontrent le contraire des déclarations du régime.

Il rapporte pendant cette période de novembre 2018, au moins 31 cas  de crimes de sang et au moins 60 cas d’arrestations arbitraires, mais sans prétendre être exhaustif car le monitoring au Burundi fait face à des défis énormes. Le rapport met en exergue, en s’appuyant sur des faits d’illustration, un contexte notamment d’arrestations arbitraires, d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de violences domestiques à mobile politique, de désordre dû à une justice  deux poids deux mesures sur fond de discours de haine et d’appel à la violence politico-ethniques.

Au deuxième point du rapport, nous relevons des faits de  contributions  financières forcées et de rançonnements en mettant un accent particulier sur les conséquences de ce système qui a des répercussions graves sur les droits socio-économiques et sur les droits civils. L’accès à des services publics est aujourd’hui conditionné par le paiement de ces contributions forcées. Des élèves sont chassés de l’école, des malades sont repoussés dans les structures de soin, des justiciables ne sont plus reçus dans le système de justice sans montrer que l’on s’est acquitté de ces contributions forcées.

Le troisième point aborde les effets de la crise politique sur la vie des déplacés de guerre de 1993 qui sont pris comme des opposants au régime et qui ont été, dans l’histoire de la rébellion du CNDD-FDD, la cible des attaques meurtrières.

Au quatrième point, le rapport relève des statistiques inquiétantes d’abandons scolaires qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse burundaise et de la nation tout entière.

Télécharger le rapport ici