Burundi: Le gouvernement tanzanien decide le refoulement de tous les refugiés burundais sur son sol à partir du mois d’octobre 2019

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“Un accord de rapatriement de gré ou de force des refugiés burundais a été conclu entre la Tanzanie et le Burundi”, Kangi Lugola, ministre Tanzanien de l’intérieur l’a déclaré dimanche le 25 aout 2019. C’était à l’occasion de la visite de son homologue Pascal Barandagiye, ministre Burundais de l’intérieur, dans les camps de refugiés burundais en Tanzanie.

A partir du premier octobre 2019, au moins 2000 burundais par semaine vont être rapatriés de gré ou de force avec ou sans les partenaires dont le HCR qui,parfois, ne veulent pas que les refugiés rentrent dans leur pays, et sensibilisent contre ce rapatriement,a martelé le ministre de l,intérieur tanzanien. Ce dernier a mis en garde contre tout tanzanien qui tenterait de constituer un obstacle contre ce nouveau mouvement de rapatriement, en disant qu’il aura à faire face à la colère du président Magufuli. Comme il l’a à maintes reprises repeté, le gouvernement tanzanien rejoint le regime de Pierre Nkurunziza pour declarer aux refugiés burundais que la paix est totale au Burundi et qu’il ne veut plus supporter des refugiés burundais sur son sol. Pourtant, la Tanzanie ignore peu la loi qui protège les refugiés mais elle la viole volontairement pour des raisons que seule la justice internationale peut lui demander.

Le Burundi continue de souffrir de l’intolérance politique et des violences y relatives, de terrorisme imposé par des Imbonerakure pour forcer le destin politique du parti CNDD-FDD au pouvoir. Toute personne qui affiche la moindre intention de soutenir le changement politique est persecutée voire tué.
Ce refoulement se déroule au moment où le mouvement de burundais qui fuient les violences pré-electorales ont belle et bien repris ces derniers temps, selon des données livrées par le HCR.

Rappelons que des négociations co-facilitées par l’ancien president tanzanien Mkapa au nom de son pays, entre le gouvernement du Burundi et son opposition ont écopé d’un echec cuisant, l’année passé parce que le pays a affiché son manque de neutralité devant le conflit burundo-burundais.