Burundi: La victime Audace(nom d’emprunt) a enregistré l’appel  téléphonique menaçant du policier Benjamin

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“Benjamin : Allo ! Comment ça va ?

Audace : ça va

Benjamin : C’est toi qui s’est permis de me publier sur les réseaux sociaux WhatsApp, sans que nous nous connaissions ? (….) Tu m’entends, bonhomme !

Audace : Je t’écoute !

Benjamin : C’est toi qui s’est permis de me publier sur les réseaux sociaux sans qu’on ne s’est jamais rencontré?

Audace : Je n’ai fait qu’informer sur ce qui se passait !

Benjamin : Es-tu porte-parole de la police ?

Audace : Que puis-je faire alors ?

Benjamin : Je vais s’écraser. Si tu ne me connais pas encore, tu vas me connaitre. J’ai déjà tué pas mal de personnes, je vais te tuer aussi. Je ne badine pas. Tu le sais , je ne suis pas ton égal… !( … )Si tu ne me connais pas tu vas me connaitre !

Audace : C’est très bien

Benjamin 🙁 …) La solution n’est pas de me fuir…!

Audace : Que puis-je faire alors !

Benjamin : Tu dois venir m’expliquer

Audace : Quoi ?

Benjamin : Je veux que tu viennes m’expliquer ce que tu as écrit.

Audace : C’est très bon

Benjamin : Toi tu es un porte-parole de la police ?

Audace : Je n’ai pas parlé pour la police

Benjamin : Et ces motos dont tu parles ! Tu dis que je collecte de l’argent dans les villages! Me suis-je rencontré un jour avec toi ? Je te demande, nous nous sommes rencontré au moins un jour avec toi ?

Audace : Je vous prie d’atténuer votre colère.

Benjamin : Je te donne deux jours, pour te remettre toi-même à moi.

Audace : Ehmm

Benjamin : Je te donne deux jours, pour que tu te rendes puis on termine l’affaire ! Si tu tentes de m’échapper, tu sais que tu ne peux pas m’échapper car tu ne trouveras nulle part pour te catcher. .

Audace : C’est bon c’est bon

Benjamin : Tu vois

Audace : Je ne sais pas

Benjamin : Tu sais publier sur les réseaux sociaux, quelqu’un que tu n’as jamais rencontré. Où est-ce que nous nous sommes rencontrés ?

Audace : J’avais parlé avec le commissaire et je lui ai expliqué comment s’était passé l’incident,

Benjamin : De quel commissaire tu parles ?

Audace : Et apparemment il m’avait bien compris

Benjamin : De quel commissaire tu parles ?

Audace : Le commissaire communal,

et l’administrateur. Je croyais que vous vous étiez parlé et que l’on comprenait les choses !

Benjamin : J’ai besoin de toi dans l’urgence. Tu peux dire que  tu as parlé avec telle ou telle autres personnes, si je veux te faire du mal je le ferais. Moi je suis un criminel. Tu m’accuse d’une affaire de motos, moi je suis plutôt un tueur. Je ne sais pas si tu me connais !

Audace : Non

Benjamin : Tu te permets de ternir l’image de quelqu’un sans que tu l’ait rencontré nulle part?J’ai besoin de toi. Si tu ne viens pas, je ne te permettrai plus de continuer d’enseigner là-bas ! J’ai déjà lancé l’alerte partout.

Audace : C’est bon

Benjamin : Vous ne savez pas encore comment les autres rapportent de l’information. Ces groupes whatsapp,  nous y sommes  avant vous. Nous sommes même dans des groupes plus importants que ceux dont vous faites partie. Je ne vois pas pourquoi tu oses prendre le devant pour rapporter des informations qui ne vous concernent pas. (…) Celui que tu défendais, m’avait-il vu un jour?

Audace 🙁 …)Je sens que la colère est grande…

Benjamin : Je te dis la vérité ! Me dire que tu as parlé avec les commissaires et consorts, cela ne me fait pas pier. C’est moi qui ai besoin de toi parce que tu a terni mon image.

Audace : C’est bon, merci beaucoup !

Benjamin : L’ affaire ne concerne ni l’ administrateur,ni le commissaire communal,… les as-tu cités dans ce que tu as écrite?

Audace : Tous ce que j’ai écrit est à votre disposition , vous le voyez

Benjamin : Tu as dit que je passe dans tous les villages  tous les jours, rançonnant de l’argent, où sommes-nous rencontré ? Que tu vienne aujourd’hui même sinon demain tu ne vas pas te présenter au travail. Si je t’attrape, je vais te corriger…

Audace : C’est  bon, ..  ”

Finalement, l’enseignant lui -même membre du parti au pouvoir est sorti de sa cachette et a décidé de saisir le procureur de la République en province Bubanza qui a, de côté confié le dossier à l’administrateur pour arrangement à l’amiable. Le dossier a ainsi été mis dans le tiroir….