Burundi : La répression politique n’épargne pas les églises

Partager

Depuis 2015, le régime Pierre Nkurunziza n’a cessé de multiplier des ennemis auxquels il s’en prend avec une violence et une répression inouïes. Après des manifestants contre le troisième mandat, les organisations de la société civile, les médias indépendants, les journalistes, les ONGs et les radios internationales, le Rwanda, la Belgique, l’UE, l’ONU, les Etats Unis,…, c’est le tour des organisations religieuses et de l’église catholique.

Plus récemment, la police a méchamment violenté des adeptes de l’église adventiste du 7ème jour au chef -lieu de la province de Ngozi. Des images des policiers entrain de violenter une femme à l’intérieur d’une église au quartier Rubuye ont circulé sur les réseaux sociaux depuis le jour de l’acte ignoble qui date du 21 septembre 2019. Cette organisation religieuse qui a son siège aux Etats Unis est dans le collimateur du régime de Pierre Nkurunziza qui craint que des opposants politiques se cachent dans cette église avec des intentions de faire tomber le régime. Aujourd’hui, ce dernier fait tout pour contrôler cette église en imposant des dirigeants que les adeptes refusent.

Le régime s’en prend en plus aux pasteurs de l’église catholique suite aux appels de ces derniers qui demandent le respect des droits et libertés des burundais á la veille des élections de 2020. A travers une communication que les archevêques ont rédigée pour être lue dans toutes les églises au cours de la messe du 22 septembre 2019, ils avaient notamment dénoncé les crimes commis dans le pays par des jeunes de la milice Imbonerakure qui, selon le communiqué ont remplacé les services de sécurité.

Le secrétaire du parti CNDD-FDD n’avait pas hésité à ridiculiser et à injurier publiquement ces hommes respectables d’église. Après le porte-parole du Président Pierre Nkurunziza l’avait emboité le pas en montrant un certain dédain plus ou moins caché dans des paroles d’apaisement de la crise entre l’église catholique et le régime qui commençait à monter.
En définitive, toute voix discordante est à faire taire et le regime Nkurunziza est en droit d’utiliser tous les moyens à sa disposition y compris le crime.

Regardez la vidéo