Burundi: La répression des opposants monte d’un cran suite à l’installation progressive du CNL. Rapport

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A la veille des élections de 2020, le régime Pierre Nkurunziza s’en prend violemment à tout concurrent qui affiche la moindre intention de vouloir le remplacer à la tête du pays. Dans tout le pays, les opposants politiques sont persécutés, victimes d’arrestations arbitraires, de tortures et traitements inhumains ou dégradants, d’assassinats et de disparitions forcées.

Les activités des partis de l’opposition dont surtout celles du CNL du député Agathon Rwasa sont perturbées par les autorités administratives, en complicité avec les responsables du parti au pouvoir, qui sont fâchés par la propagation en vitesse de l’idéologie de l’opposition politique.
Ainsi, le régime active ses instruments de répression dont notamment la jeunesse Imbonerakure qui reprend les rondes nocturnes, les entrainements paramilitaires pour terroriser et intimider. Il multiplie les violences politiques sur terrain, les collectes de fonds et les rançonnements pour financer et ainsi aiguiser sa machine répressive en vue de forcer son avenir politique.
Dans certains coins du pays, les opposants politiques n’ont plus droits aux documents administratifs, à la cérémonie d’Etat civil et à l’octroi de la Carte Nationale d’Identité.
Sur le plan social et économique, le pays sombre dans le marasme et les épidémies de paludisme et de choléra que l’autorité tente vainement de camoufler. Les crises de carburant et d’eau potable ajoutent le pire au pire, au moment où le gouvernement présente le pays comme un « paradis terrestre » où tout va dans le meilleur des mondes.

La population vit une peur bleue devant les avancées inquiétantes de l’épidémie d’Ebola alors que le régime gère les fonds y alloués à sa guise, sans se soucier du danger que la maladie présente pour le pays et le monde entier.
Le secteur de l’éducation demeure le modèle des anti-modèles où des soi-disant éducateurs participent dans la destruction de la vie de leurs éduqués notamment en perpétuant des actes de violences sexuelles dans le milieu scolaire.
Dans ce rapport de juillet 2019, le FORSC aborde d’autres faits de mauvaise gouvernance qui ont caractérisé cette période dont notamment la vente du don de riz du Japon soi-disant pour construire un barrage hydroélectrique dont les fonds qui y étaient alloués ont été détournés, les menaces de fermeture des medias indépendants, la gestion discriminatoire de la question des terres et autres biens, la persécution des adeptes de l’église adventiste du 7ème jour et les abus du pouvoir dictatorial contre l’Inter Banque Burundi et les citoyens en général.

Télécharger le rapport ici