Burundi: La loi de la jungle interpelle des actions urgentes de la part des mécanismes internationaux de défense et protection des droits de l’homme.

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Soutenus, encouragés et sous le commandement des autorités politiques au plus haut sommet de l’Etat dont le président du sénat, les jeunes miliciens Imbonerakure continuent leurs crimes politiques dans l’impunité absolue.

Le président du sénat encourage le crime

Hélas, Ndikuriyo Réverien a interpellé les burundais et les jeunes Imbonerakure de mener une compétition payante dans la chasse à l’homme contre ceux que le pouvoir appelle des ennemis de l’Etat qui cherchent à le déstabiliser. En évoquant le nom d’un burundais originaire de la commune Matana, province Burundi, chez qui il réclame la tête vivante ou morte, le président du sénat avait l’intention d’expliquer à qui veut l’entendre le sort qui doit être réservé à un opposant politique et demandait aux fidèles de son pouvoir de le comprendre et d’agir en conséquence. En évoquant les 5millions comme émulation à la personne qui réussira à tuer un opposant, il avait l’intention de rassurer à ses fidèles qu’ils ne seront nullement inquiétés ou punis mais plutôt seront couronnés. Le discours a été tenu devant un parterre d’autorités et des représentants locaux de la commune de Marangara en province de Ngozi en date du 11 septembre 2019.

Les imbonerakure détruisent un pont pour empêcher les membres du parti CNL de participer à une séance d’ouverture d’une permanence.

Le pont Nyamabuno relie les communes Bwambarangwe en province Kirundo et la commune Giteranyi en province Muyinga où le président du parti CNL allait ouvrir une permanence communale de son parti samedi le 28 septembre 2019. Des témoins rapportent que des imbonerakure ont détruit le pont la nuit du vendredi 27 septembre 2019 pour empêcher les fidèles du parti CNL originaires de Bwambarangwe à franchir cette frontière entre les deux communes pour participer à l’activité.

Les Imbonerakure ligotent comme des chèvres des élèves de l’école fondamentale Kinyovu en commune Nyamurenza, province Ngozi

 

Le matin du lundi 30 septembre 2019, un groupe d’imbonerakure se présentent à l’école fondamentale de Kinyovu en commune Nyamurenza, province Ngozi.
Ils exigent au directeur de l’école de leur remettre trois élèves dont un certain Viator. Le directeur exécute et remet ces élèves que les imbonerakure ligotent à l’aide des cordes normalement réservées pour attacher les chèvres. Les victimes sont alors conduites à la commune où l’administrateur décide leur incarcération au cahot du commissariat communal de police. Des sources proches des familles des victimes rapportent que ces dernières avaient résistés face à une attaque menés la veille par leurs bourreaux qui voulaient leur prendre de l’argent que l’une des victimes avait obtenu après la vente qu’elle venait d’effectuer au marché.

 

Des imbonerakure tabassent et blessent grièvement au moins trois citoyens en province Cibitoke

Le prénommé Samuel, un vendeur de téléphones mobiles a perdu connaissance suite aux coups des Imbonerakure en manifestation publique le dimanche 29 septembre 2019 au chef-lieu de la commune Rugombo province Cibitoke. Selon des témoins, la victime a été évacuée dans un état critique dans l’un des hôpitaux de la Mairie de Bujumbura car les structures de soin locales n’avaient pas été á mesure de l’assister. Ses bourreaux avaient en plus volé tous ses produits que la victime vendait l’accusant de prendre des images camera et photos de la manifestation publique de démonstration de force. Les mêmes sources précisent que deux autres citoyens ont aussi été blessés au même moment et évacués dans les structures de soin locales.

Une permanence du parti CNL détruit en zone Kizuka, commune et province Rumonge

Une permanence du parti CNL du député Agathon Rwasa située sur la colline Kagongo en zone Kizuka a eté detruite dans la nuit du 30 septembre 2019. Selon des temoins, un groupe d,imbonerakure a d’abord défoncé le mur avant de démolir les portes et fenetres de la maison. Les auteurs du crime avaient menacé de mort le propriétaire de la maison qui n,avait pas obtempéré aux ordres du parti au pouvoir de ne pas louer sa maison au parti CNL. Depuis son agrément en février 2019 au moins six permanences ont ont été démolies successivement dans les localités de Gitaza, Minago, Gatete, Murago et Kizuka. Aucune action judiciaire ou policière n’a été faite à la suite de l’incident.