Burundi : Des violences politiques aux mesures administratives qui nuisent à la survie et à l’éducation des pauvres

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Ce rapport de septembre 2018 revient sur des faits qui caractérisent le contexte de crise sociopolitique et économique que vit le peuple burundais. Le FORSC rapporte au moins 57 cas
d’incidents et de faits de violations de droits de l’homme durant cette période du rapport, dont
notamment des cas de violences commises par les Imbonerakure en complicité avec des agents
de l’administration et de la police, des cas de tortures, d’arrestations arbitraires et détentions
illégales, des cas de recouvrement forcé des contributions financières, des rançonnements et
des spoliations.
Au niveau social, c’est la crise de l’éducation et de l’école qui constitue la une de l’actualité
burundaise. L’année scolaire 2018-2019 a débuté dans un contexte difficile caractérisé par des
mesures de fermeture d’établissements scolaires, de hausse des frais scolaires défavorisant les
enfants issus des familles pauvres, des violences scolaires et des violences sexuelles.

Le secteur est gangrené par la corruption, le monnayage des points et les tricheries de tout acabit.
Au niveau économique, des responsables publics n’ont pas cessé de prendre des mesures
impopulaires qui défavorisent le citoyen dans ses efforts de recherche de survie. Nous rapportons notamment la mesure de suspension des ONGs internationale intervenue à la fin du ce mois, des cas de persécution des citoyens burundais, des cas de corruption, de malversations
économiques et financières et d’autres faits de mauvaise gouvernance qui ont caractérisé cette
période du rapport.
Le rapport se termine sur des recommandations que le FORSC adresse aux différentes
institutions de l’Etat burundais et aux partenaires du pays pour un changement positif dans le
pays.

Télécharger le rapport ici