Burundi: Des violences comme stratégie politique du régime Pierre Nkurunziza pour se maintenir au pouvoir

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A la veille des élections de 2020, le régime de Pierre Nkurunziza ne ménage aucun effort pour traquer ses opposants politiques, et éliminer de la course électorale toute personne ou toute formation politique susceptible d’entrer en compétition avec lui et de décrocher une victoire électorale.

Ainsi, on observe une intolérance politique très inquiétante qui va des intimidations verbales et des appels à la violence politique aux actes d’éliminations physiques, d’arrestations, de tortures et d’emprisonnements des opposants politiques déclarés ou présumés.

Le contexte socio-politique et économique est émaillé de violences de tout acabit. Tout est permis au pays à condition que Pierre Nkurunziza et son parti demeurent maîtres absolus de la situation. Des miliciens Imbonerakure, des agents de l’administration publique et des policiers mettent en exécution le plan politique du régime consistant à faire taire toute voix discordante avec la volonté de Pierre Nkurunziza et de son parti à se maintenir au pouvoir.

Au cours de ce mois d’avril 2019, le rapport de FORSC a continué à rapporter sur des violences pré-électorales qui deviennent de plus en plus très inquiétantes : appels aux lynchages des opposants politiques, menaces de mort, chasse à l’homme, assassinats politiques, tortures et arrestations arbitraires, emprisonnements, injustices sociales, rançonnements, attaques armées, pillages dans les ménages, corruption et détournements des biens publics, etc.

Le régime de Pierre Nkurunziza a instauré un désordre dans tous les secteurs de la vie dans le but de laisser ses instruments de répression profiter de la situation et continuer ainsi à le servir. Le pays est quadrillé par des malfaiteurs qui sont à la solde du régime de Pierre Nkurunziza.

Tous les domaines de la vie sont aux abois et lourdement affectés par la mauvaise gouvernance et l’irresponsabilité politique qui sévissent au plus haut sommet de l’Etat. La situation chaotique de l’éducation, l’alimentation et la santé de la population, la justice sous les pieds de l’Exécutif, les problèmes d’approvisionnement en eau potable et en électricité, l’économie aux abois, l’état piteux de la voirie nationale, la coopération internationale presque en berne, tout cela ne gêne en rien la quiétude du Président Pierre Nkurunziza qui semble plutôt vivre les plus beaux moments de sa vie.

Au moment où il ne cesse de proclamer un Etat ayant recouvré la paix et la sécurité, des réfugiés non informés retournent au pays et finissent par retourner à l’exil, s’ils ont la chance d’échapper à la machine criminelle du régime qui les accueille.

Télécharger le rapport ici