Burundi : Des inquiétudes sur l’avenir des mineurs impliqués de force dans des activités de manipulation politique et paramilitaires

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Dans ses stratégies de tricheries et de violences pour se maintenir éternellement au pouvoir, le régime de Pierre Nkurunziza n’a pas épargné les mineurs qu’il implique partout dans le pays dans des activités politiques électorales, des campagnes de sensibilisation à la haine politico ethniques, entraînements paramilitaires et des rondes de nuit. Les cas illustratifs sont légions, nous en relevons quelques cas illustratifs les plus récents.

En commune Ntega, province Kirundo, tous les enfants ayant l’âge de 12 ans et plus sont impliqués dans des entraînements paramilitaires tous  les samedis et dimanches de 5h à 6h30 et au cours  des rondes de nuit organisées chaque jour à partir de 19h jusqu’à 2h du matin. Selon les sources concordantes recueillies sur place, ces entraînements paramilitaires  ont débuté au mois de novembre 2017 dans toutes les collines à l’exception des collines Mugendo et Kigaga où les chefs des collines se sont montrés récalcitrants pour ces activités.

Des élèves du primaire et du secondaire  commencent à développer une certaine régression en classe, abandonnent progressivement l’école au moment où d’autres passent toutes les séances de cours endormis. Ndaruzaniye Venant alias Musongoye, secrétaire du parti CNDD FDD au niveau communal et Édouard Niyonzima chef de colline Nyemera sont les auteurs de ces activités. La famille qui ne laisse pas son enfant participer dans ces activités de rondes de nuit et d’entraînements paramilitaires encaissent des sanctions allant jusqu’à payer une rançon 15000Frs. En cas d’absence non justifiée aux activités paramilitaires, la victime est contrainte de payer un montant de 2500 Frs.

Le chef de colline Kigaga, le nommé Cimpaye Evariste est sous menace de mort pour avoir refusé que ces activités se passent dans sa circonscription.

Sur la colline Mukoni, zone et commune Ruhororo, province Ngozi, un certain Nyandwi a été obligé de payer une rançon de 100.000Fbu par des imbonerakure en complicité avec  le chef de colline du nom de Ikurakure,  Le victime avait été accusée d’avoir refusé que sa petite fille âgée de 13 ans soit enrôlée sur la liste des personnes qui vont participer aux élections prévues en 2020.

Les parents contactés s’inquiètent sur l’avenir de leurs enfants au moment où le régime s’en moque et considèrent ces activités comme servant de « moralisation et de civisme » ! Pourtant, nous affirment des témoins, les enfants sont sensibilisés à la haine et à la violence contre les opposants politiques et des familles soupçonnées sont la cible des rondes nocturnes effectuées par ces mineurs.