Burundi : Des éleveurs contraints à des rançonnements répétitifs en province Makamba

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Les éleveurs de vaches qui ont conduit leurs troupeaux à Nyanza-Lac dans le cadre de la transhumance s’insurgent contre des rançonnements imposés par l’administration et la police. Le chef de la zone Kazirabageni Mohamed Kabura et le chef de position de police sont pointés du doigt comme étant les grands bénéficiaires de ces rançonnements.

« Avant de s’installer, chaque éleveur doit payer une somme d’au moins  300 000  francs burundais  au chef de zone », témoigne un éleveur contacté.

« On croyait être sécurisé après le payement de cet argent mais c’était juste pour un accueil. Tout éleveur et gardien doivent cotiser pour toute activité de développement qui se fait dans la  commune et dans la province! », renchérit notre interlocuteur.

 » En plus des 300 000 francs burundais dit d’installation, chaque tête de vache y compris un petit veau participe aux travaux de développement à raison de 1000 francs burundais pour la construction de l’immeuble provincial, 2000 francs burundais pour le développement de la commune. »

 » Un éleveur qui a 80 têtes doit payer un montant total de  80 000 francs burundais moyennant un reçu de mille ou 2000 francs burundais selon la nature de la contribution. C’est du vol organisé car  cet argent n’arrive pas à destination, explique notre contact.

Ces éleveurs sont pour la plupart originaires de commune Vyanda, province Bururi. Le parti au pouvoir avait tenté d’interdire la transhumance des troupeaux mais a choisi par après de profiter plutôt de l’occasion pour rançonner les éleveurs et ainsi les décourager  dans le cadre de la politique générale du parti au pouvoir de paupérisation  des burundais en vue de les maitriser facilement, nous révèle un administratif qui nous déclare être révolté par le comportement de ses collègues.