Burundi: Des citoyens dénoncent « de prétendus élus égoïstes inaptes à défendre les intérêts des citoyens »

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La situation des droits socio-économiques et de la gouvernance au Burundi ne cesse de se détériorer et les faits sur terrain le prouvent à suffisance. Le contexte socio-politique est caractérisé par des violations graves des droits et libertés fondamentaux de l’être humain.

Le rapport met en exergue des cas illustratifs de ces violations des droits de l’homme. Au moins 24 cas d’arrestations arbitraires, 5 cas d’arrestations et de disparitions forcées dont des rapatriés, 9 cas de tortures, 9 cas d’assassinats et au moins 4 cas d’attaques armées dont celle qui a ciblé l’administrateur communal de Busoni. Dans ce premier chapitre relatif au contexte sociopolitique et économique, nous évoquons des cas d’insécurité grandissante surtout dans les rovinces Cibitoke, Bubanza et Bujumbura, des cas d’Imbonerakure qui sèment le désordre partout dans le pays, des cas de demandes incessantes de contributions forcées ainsi que des cas de contrefaction impliquant des autorités publiques en province Makamba.
Au chapitre deux qui concerne le droit à l’éducation, nous relevons entre autres cas ceux d’un écolier mort suite aux bastonnades de son enseignant et d’un directeur d’internat tabassé par des cuisiniers sur ordre d’un directeur d’école, des renvois abusifs pour cause de non-paiement des contributions aux élections de 2020, des manquements et magouilles attribués aux gestionnaires des écoles sans oublier les contraintes de paiements des montants excessifs aux parents pour financer les écoles.

Le chapitre trois aborde le secteur de la santé. Il relate notamment les cas de détournements de primes de l’OMS offertes aux infirmiers affectés aux sites de prise en charge contre l’Ebola, la mauvaise gestion des structures de soins avec des impacts sur les conditions de travail dans le secteur, des vols de médicaments et du matériel de soins, des injustices et une politisation à outrance du secteur de la santé, une médecine légalisée et dangereuse contre les maladies chroniques.
Le dernier chapitre relate d’autres faits de mauvaise gouvernance notamment des conséquences liées à la mesure de suspension des ONGs étrangères surtout dans le domaine de la santé, de la nutrition, de l’assistance aux vulnérables dont les femmes allaitantes et enceintes, sans oublier l’accès à des semences et des engrais chimiques.

Nous décrivons aussi des faits de détournement des fonds publics, des malversations et détournements des indemnités attribuées à des victimes d’expropriations des terres minières en commune Mabayi. Dans ce domaine de la gouvernance, des citoyens de la province Muyinga dénoncent entre autres « des prétendus élus égoïstes inaptes à défendre les intérêts des citoyens »

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