Burundi: Collecte forcée des offrandes de toute nature destinées au Président Pierre Nkurunziza malgré la famine qui sévit dans le pays

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Le Burundi vit un contexte de violence continue. Pendant ce temps, le régime cherche à tout prix à dissimiler les faits. Aux violences et violations des droits de l’homme à l’intérieur du pays se sont ajoutées des violences commises dans d’autres pays limitrophes où des Burundais se sont réfugiés.

Le régime de Pierre Nkurunziza a choisi la violence et la guerre contre ses opposants politiques à la place d’une voie négociée pour mettre fin à la crise politique qui sévit au pays depuis le troisième mandat controversé à la tête du Burundi. Des appels à la haine politico-ethniques, la chasse à l’homme, les tortures, les assassinats, les arrestations arbitraires sont le lot quotidien des Burundais.

Le secteur de l’éducation est en proie à des recrutements sectaires et politisés, des abandons scolaires inquiétants, des harcèlements par des contributions financières intempestives dont celles liées aux élections de 2020 qui sont notamment à l’origine des renvois scolaires, une implication incessante des enfants à des activités politiques, etc.

Les conséquences de la crise politique née du troisième mandat de Pierre Nkurunziza ont également affecté le domaine de la santé. Le pays souffre d’une pénurie grave des médicaments dans un contexte d’épidémies de choléra et du paludisme.

L’économie souffre des conséquences de la crise récurrente du carburant sur la vie des Burundais en situation de paupérisation grandissante. Les contraintes de contributions financières, la collecte des offrandes destinées au chef de l’Etat burundais exigées intempestivement par le régime du parti CNDD-FDD, les violences imposées par la milice Imbonerakure aggravent la situation de la misère et de la pauvreté. Le rapport décrit d’autres faits de mauvaise gouvernance qui ont caractérisé la période de janvier 2019.

Télécharger le rapport de janvier 2019